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Laurette Onkelinx - PS - Reconnaissance des personnes handicapées : le médecin généraliste transmet désormais les données médicales à l’administration par la voie numérique

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Les médecins généralistes peuvent désormais recourir à l’eHealth box pour fournir à l’administration des données médicales par la voie numérique, en vue de la reconnaissance de personnes handicapées par le SPF Sécurité sociale.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan d’action pour l’informatisation des soins de santé, soutenu par madame Laurette Onkelinx, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique. Cette nouvelle méthodologie garantit une procédure de reconnaissance plus rapide et plus simple.
 
La Belgique compte aujourd’hui 630.048 personnes handicapées reconnues par le Service public fédéral (SPF) Sécurité sociale. En 2013, le SPF a traité 295.727 demandes d’allocation, de carte de stationnement ou d’attestation. Il a consacré un budget de 1.778 milliards d’euros au paiement d’allocations destinées à quelque 321.000 personnes handicapées.
 
Projet pilote: transmission numérique de données issues des dossiers des patients’
 
Qui dit ‘reconnaissance d’une personne handicapée’ dit aussi ‘évaluation médicale’. En 2013, le SPF Sécurité sociale a demandé aux médecins généralistes des informations pour 163.749 demandes, par le biais d’un formulaire papier. “Un projet pilote auquel ont participé 19 médecins généralistes a été clôturé fin janvier. Dans le cadre de ce projet, les médecins concernés pouvaient fournir aux médecins évaluateurs du SPF un résumé de leur dossier ‘patient’ par la voie numérique, à l’aide de l’eHealth box. Un certificat eHealth est toutefois nécessaire pour sécuriser les données. Cette expérience a été concluante et a constitué une avancée significative dans l’informatisation des soins de santé”, explique Laurette Onkelinx, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.  
 
Extension à d’autres médecins généralistes
 
L’utilisation de l’eHealth box est généralisée depuis le 1er février et les médecins peuvent donc transmettre des informations médicales au SPF Sécurité sociale par la voie numérique. Le projet pilote a néanmoins révélé que plusieurs conditions devaient être réunies. Le logiciel du médecin généraliste doit permettre une connexion à l’eHealth box, le médecin doit bien actualiser le dossier électronique du patient, pour que son résumé (SUMEHR) contienne des données suffisantes et le médecin doit disposer d’un certificat eHealth. “Une campagne d’information efficace centrée sur les médecins généralistes sera donc nécessaire pour que ce projet soit un succès”, ajoute la ministre Onkelinx.
 
Tout le monde gagne!
 
Le médecin, parce qu’il ne doit pas compléter de formulaires papier de plus de 6 pages et parce qu’il peut, avec l’eHealth box, transmettre un résumé du dossier du patient de manière numérique et sécurisée.
 
La personne handicapée, parce qu’elle saura plus rapidement à quoi s’en tenir. Le délai de prise de décision est actuellement de 4,3 mois, dont 1,5 mois passés à attendre les formulaires papier complétés. Ce projet permet de ramener le délai de traitement de 4 mois en moyenne à 2 mois.
 
L’administration, parce que les informations numériques sont plus exhaustives et plus lisibles que sur un formulaire papier scanné. On peut aussi les rechercher plus facilement que sur le formulaire précité. Enfin, les frais de scanning et d’impression seront considérablement réduits.
 
Mise à la disposition d’autres institutions
 
Le SPF Sécurité sociale n’est généralement pas la seule institution à laquelle le médecin généraliste doit fournir des informations médicales sur son patient. Et Philippe Courard de préciser: “Ces informations médicales seront aussi prochainement mises à la disposition d’autres institutions, à la condition, bien entendu, que le patient soit d’accord. Je suis très heureux de constater la participation de six autres institutions: la VAPH (Agence flamande pour les personnes handicapées), l’AWIPH, CARA, Medex, le VDAB (Office flamand pour l’emploi) et l’INAMI. On pourra ainsi, sans doute, éviter pas mal de tracasseries administratives pour les personnes handicapées. Une évolution que je ne peux qu’encourager, en tant que Secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées.”

 

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