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PS - Un accord des Communautés et des Régions sur la réforme des soins pédiatriques proposée par Laurette Onkelinx

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En décembre dernier, des pédiatres ont manifesté par lettre ouverte leur inquiétude quant à l’avancement de la réforme des normes hospitalières en pédiatrie (« programmes de soins pour enfants »).

 

Les normes actuelles en pédiatrie sont en effet insatisfaisantes, elles sont identiques pour chaque hôpital et ce, quelle que soit sa taille, son activité ou la nature des soins proposés, ce qui a pour conséquence  :

    que l’encadrement médical est inadapté pour des soins de base, ce qui met en péril les « petites pédiatries »

    que les soins intensifs pédiatriques ne sont pas assez réglementés (qualité – sécurité).

 La Ministre de la Santé publique, Laurette Onkelinx, a demandé l’avis de l’organe compétent : le Conseil national des établissements hospitaliers (CNEH). L’avis rendu par le CNEH en 2012 propose un concept de soins « échelonnés » : autrement dit, différents niveaux de pédiatrie existeraient, avec des normes propres. La Ministre s’est saisie de cet avis et, en concertation avec des experts en ce domaine, a préparé plusieurs projets d’arrêtés.

La proposition de réforme portée par Laurette Onkelinx soutient une structure échelonnée, avec  trois niveaux d’organisation de soins et d’encadrement de soins en fonction de la nature et de la complexité de la pathologie :

    un programme de soins de base pour les soins pédiatriques généraux, ambulants et l’hospitalisation de jour sans oublier un cadre de consultation, une courte hospitalisation de jour et le premier accueil des cas d’urgence pédiatriques

    un programme de soins spécialisés pour les hospitalisations et les soins qui nécessitent un encadrement médical pédiatrique plus fort : le diagnostic et le traitement pédiatrique de pathologies plus spécialisées qui exigent une hospitalisation de plusieurs jours, avec également des soins spécialisés en pneumologie, allergologie et gastro-entérologie.

    un programme de soins tertiaire pour les enfants souffrant de pathologies complexes, dont celles qui mettent la vie immédiatement en danger, et pour lesquels il faut un encadrement médical multidisciplinaire (pédiatres, pédiatres intensivistes, anesthésistes, etc.) disponible en permanence.

    Une attention particulière est portée sur les soins intensifs pédiatriques, avec des normes sévères pour réduire au maximum la mortalité.

Pour chaque programme, des normes précisent non seulement l’encadrement nécessaire des médecins et des infirmiers, mais fixent aussi un système et un  suivi de qualité à l’aide d’un manuel de qualité et  le contrôle des soins par l’utilisation d’indicateurs.

La réforme conduira à une certaine concentration de soins critiques pour enfants dans des hôpitaux qui disposent d’une infrastructure spécifique pour prendre en charge ces enfants gravement malades. L’accessibilité géographique aux soins tertiaires sera néanmoins assurée dans toutes les régions du pays.

Outre les dispositions du programme de soins, la réforme prévoit aussi la création de réseaux de soins pédiatriques avec  la conclusion d’accords sur l’offre de soins, les renvois entre  institutions, la continuité et la permanence de l’offre tertiaire, et une interaction aisée avec les acteurs des soins de première ligne.

Pour Laurette Onkelinx, cette réforme était essentielle pour que chaque jeune patient puisse être pris en charge de manière adaptée, en fonction de son état de santé, dans un établissement hospitalier qui dispose des infrastructures nécessaires.

Pour la Ministre, cette réforme de la pédiatrie hospitalière propose un bon équilibre entre qualité, sécurité et accessibilité des soins.

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