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Laurette Onkelinx - PS - La Belgique limite l’exposition des patients à l’irradiation médicale

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Le gouvernement fédéral a approuvé vendredi de nouvelles normes en imagerie médicale pour limiter l’exposition des patients aux radiations, a annoncé lundi la ministre de la Santé Laurette Onkelinx au cours d’une conférence de presse.


Ces normes induisent notamment une extension du nombre d’appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM).
Douze nouveaux IRM seront installés dans le pays à partir de 2015 - soit 7 en Flandre et 5 en Wallonie -, s’ajoutant aux 109 existants, avec pour objectif que leurs examens se substituent partiellement aux examens par scanner, dans le cas où la résonance magnétique est plus indiquée.
Une éventuelle extension de cette mesure se fera sur base des évaluations, notamment budgétaires. Les experts estiment en effet nécessaire l’installation de 33 IRM supplémentaires sur quatre ans.
Une seconde mesure porte sur les «PET scan» - examen via l’injection d’un produit légèrement radioactif dans le corps -, dont le nombre sera quasi doublé à partir de 2016, passant de 13 à 24, dont quatre supplémentaires en Wallonie, un à Bruxelles et six en Flandre.
La Belgique figure dans le peloton de tête des pays recourant aux technologies de diagnostic basées sur l’irradiation, à laquelle une exposition répétée augmente le risque de développement d’un cancer, a rappelé Mme Onkelinx (PS).
Une charge 1,5 fois plus grande qu’en France
La charge effective de radiations d’un Belge est ainsi en moyenne 1,5 fois supérieure à celle d’un Français et jusqu’à quatre fois plus qu’un Néerlandais ou un Britannique, pour qui l’accès à l’imagerie est moins élevé et les temps d’attente bien plus longs.
Si les nouvelles normes produisent les effets escomptés, cette charge pourrait se réduire au niveau de celle de la France, sans perte au niveau de l’offre de service, a estimé le Dr Olivier Ghekiere, de la Société belge de radiologie.
Sur le plan budgétaire, contrairement à la disposition sur les IRM, l’augmentation des «PET scans» agréés ne sera pas neutre financièrement. Son surcoût sera compensé par une adaptation des règles de financement, notamment une réduction d’honoraires acceptée par les médecins.
Enfin, un registre des appareils d’imagerie médicale sera réalisé sur l’ensemble du territoire. Il aura notamment pour but d’améliorer la répartition des appareils.
Cette nouvelle programmation, concertée avec les entités fédérées, n’est pas la première initiative des pouvoirs publics visant à limiter les rayonnements ionisants en milieu hospitalier, alors que la programmation du début des années 2000 s’est heurtée aux limites budgétaires et à l’installation anticipée d’appareils dans sept établissements.
Le monitoring budgétaire prévu pour dans cette nouvelles programmation devrait permettre d’éviter ce piège, selon l’Inami. Par ailleurs, les pouvoirs publics poursuivent leurs transactions avec les sept établissements qui utilisent un scanner sans être agréés à le faire, a indiqué Mme Onkelinx.
Ces dernières années, des directives ont été diffusées, une brochure distribuée aux prestataires de soins et des campagnes de communication réalisées en 2012 et 2013 sur le slogan «Les images médicales ne sont pas des photos de famille» ni «de vacances».

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